Un pays, un savoir-faire

 

Collection Pérou

Au Pérou, le tissu fait en effet partie intégrante de la coutume ancestrale. Un coton épais teint et tissé à la main, de temps à autre mélangé à de la laine d’alpaga ou de vigogne. Ultra-colorées, les étoffes sont surtout réputées pour leurs motifs géométriques et réguliers représentant le plus souvent la nature ou des scènes de la mythologie inca. Plus qu’un textile, cet art ancien surnommé « Aguayo » dans les Andes péruviennes et boliviennes, représente une forme d’expression dont les carnations et dessins varient selon les régions de l’Altiplano. À l’origine utilisé comme porte-bébé, le tissu sert aujourd’hui à la confection des tenues traditionnelles et à la décoration. 

Une histoire, un savoir-faire et un graphisme que nous avons voulu mettre en avant pour cette nouvelle collection made in Pérou, prouvant une fois encore, que l’artisanat ethnique se marie sans vergogne aux intérieurs les plus contemporains.

Transformés en coussins et courtepointesdécouvrez la collection...

 

Collection Côte d'Ivoire – Le Bogolan, le Baoulé et l’Indigo

Le Bogolan

Textile traditionnel d’Afrique de l’Ouest, le Bogolan est constitué de bandelettes de coton filées. Ces dernières, d’une largeur de dix centimètres à peine, sont cousues à la main entre elles pour constituer de grandes toiles qui sont ensuite baignées dans un bain de feuilles
d’arbres et de tanin. Un processus relativement complexe qui nécessite notamment plusieurs rinçages dans de la boue et de l’eau, puis de multiples séchages au soleil. Ce tissu africain affiche la plupart du temps des couleurs neutres, telles que du blanc, du noir ou de l’ocre. Dans certains cas, il peut également être vert ou bleu. Historiquement, ces motifs avaient une signification particulière, s’adressant tantôt aux épouses, aux filles, aux chasseurs ou encore aux jeunes mariés. Désormais, il s’agit surtout de dessins décoratifs.
Largement répandu en Afrique, le Bogolan deviendra connu en Europe dans les années 1980 grâce notamment au couturier malien Chris Seydou, qui travaillera entre autres pour Yves Saint Laurent.

 

Le Baoulé

Également tissé, filé et cousu selon le même procédé, le Baoulé est un autre tissu traditionnel africain qui puise principalement ses origines en Côte d’Ivoire. Une fois assemblées, les étoffes forment de grands pagnes qui sont ensuite mixés à de la noix de cola et à de l’indigo. C’est ce mélange artisanal qui va faire ressurgir l’éclat brun roux caractéristique du Baoulé. Véritable héritage culturel qui se transmet de génération en génération, il sert notamment à la confection des costumes de travail et de cérémonie du peuple Baoulé. En effet, à la suite de multiples guerres de tribus est fondé au 18e siècle le royaume Baoulé. À sa tête, la légendaire Abraha Pokou qui aurait sacrifié son enfant pour sauver son peuple. Désormais installés dans le centre ivoirien, les Baoulés sont dirigés depuis 2016 par Nanan N’Ga Tanou Monique, régente de la cour royale désignée comme la 13e reine de cette ethnie. 

L'Indigo

Même tissage pour l’Indigo, qui vient lui d’une famille d’arbustes appelée indigotier. Très répandu au Mali, au Burkina Faso et en Guinée notamment, celui-ci est célèbre pour sa couleur, un bleu foncé intense.  Le tissu - souvent du coton brut ou du basin blanc - est ainsi trempé plusieurs fois dans un bain de feuilles d’indigotiers puis fermenté avec un mélange infusé. Une étape qui va permettre la plus grande créativité. En fonction du nombre de rinçages, le bleu sera par exemple plus ou moins intense. Concernant les motifs, il est possible de recourir à de la cire ou bien de nouer plusieurs pans du textile pour que la pigmentation ne gagne pas toute la toile, créant des déclinaisons à l’infini. Il n’existe ainsi pas un pagne d’Indigo similaire, le bleu oscillant entre le quasi-translucide et le noir, pouvant même dans certains cas avoir un aspect brun. Une fois sèches, les chutes sont enfin frappées à l’aide de maillets en bois pour fixer les pigments de manière définitive.  

Au 17e siècle, l’Indigo naturel deviendra un incontournable en Europe, remplaçant la teinte bleue de guède. Un succès qui lui vaudra le doux surnom « d’or bleu ». 

Transformés en coussins, traversin et plaid, découvrez la collection...

 

Collections Ghana & Kenya - Le Wax & le Java

La naissance du Wax est souvent méconnue.

Communément associé à l'Afrique, l'Ankara ou souvent appelé "Wax" est en réalité un tissu d'origine néerlandaise. Initialement conçu pour copier et s'introduire sur le marché du batik indonésien, il aura finalement revêtu plus de succès au Ghana s'étendant par la suite à l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale.

Les tissus Ankara sont fabriqués à l'aide d'une technique indonésienne de teinture à la cire appelée "batik".

Les motifs sont gravés sur des tampons. Trempés dans la cire, on les applique sur le tissu pour que la teinture ne s'imprègne pas à ces endroits. Une fois le dessin terminé, le tissu est plongé dans la teinture pour absorber la couleur du fond. On enlève ensuite la cire sur un motif pour l'imprégner d'une autre couleur. Ce procédé se répète plus on a de motifs et donc de couleurs. 

Transformés en coussins carrés et rectangulaires, découvrez la collection Ghana et Kenya.