#50 La teinture Indigo : plongez dans le grand bleu
Il y a quelques semaines, Adjamée a eu la chance de se glisser dans les coulisses de la fabrication du tissu Indigo, à la Maison de l’Indigo de Marie-Galante, en Guadeloupe.
Une plongée dans le grand bleu qui nous a donné envie de vous faire découvrir plus en détails l’histoire de ce procédé naturel et artisanal.
L’Indigo, quésaco ?
L’Indigo est une matière naturelle bleu-violacé qui provient des tiges et des feuilles de l’Indigotier, un arbuste de la famille des Fabacées qui pousse dans les régions chaudes du globe, en Asie, en Amérique et en Afrique.
Si l’on prête différentes origines à la teinture Indigo, il semblerait que la trace la plus ancienne que nous ayons vienne du Pérou, il y a plus de 6 000 ans avant J-C. Un procédé ensuite exporté en Inde, puis en Europe aux alentours du 17ème siècle. A l’époque, cet « or bleu » fait sensation, détrônant au passage le « pastel des teinturiers », autre teinture bleue naturelle venue de la Chine via la route de la soie.
Au fil de l’Histoire, ce savoir artisanal fut partagé et réadapté par un grand nombre de pays et cultures : le Pérou, le Mexique, l’Inde, l’Indonésie, le Japon, l’Égypte, la Syrie, la Palestine, les Antilles, le Mali, la Guinée, le Burkina Faso, le Yémen, la Côte d’Ivoire…
Si bien qu’il existe désormais de multiples façons de réaliser une teinture Indigo, comme au Japon où l’on parle par exemple de « Shibori » pour désigner la technique ancestrale de teinture à réserve par ligature sur tissu : une méthode locale qui permet de dessiner des formes et motifs plus clairs sur le tissu une fois teint. Un effet également surnommé « tie and dye » dans d’autres cultures…
Teinture Indigo : les secrets de fabrication étape par étape
Étape 1 : La macération
Une fois récoltées, les feuilles fraîches d’Indigotier sont mises à macérer dans un bain où elles fermentent avec un mélange infusé, s’oxydent et se décantent, donnant ainsi cette couleur bleue si particulière.
Atelier Indigo à Marie-Galante